SYLVIE ESTEVES
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Les paysages

L'Écritoire de Sylesna mêle avec harmonie l'invention d'écriture et la beauté de sites naturels remarquables. Les paysages de montage et de bord de mer, tout particulièrement ceux de la Corse, mais aussi la province de Toulouse et de la région Midi-Pyrénées, ont largement inspiré votre écrivain public.

Corsica

CorsicaLa mer est bien celle que l'on dit Méditerranée
Aux couleurs qui selon le temps la terre les fonds varient
Pourtant ses tourments souvent retournent le cœur
Et ses contours rocailleux qui percutent l'imagination
Rappellent l'Océan.
La montagne est l'unique terre
De cette île écrasée jadis par les continents
Bien gardée par ses tours génoises
Et l'armée impénétrable du maquis
Seule la mer arrête ses rebondissements.
Les hommes font résonner leurs chants aux chapelles
Pour mieux faire entendre les mots secrets du pays
Et laissent vagabonder bêtes et touffes
Pour mieux préserver les trésors insulaires
Loin le continent.
Le soleil inonde les flots et les fronts
Pendant que les cimes accrochent la course des nuages
Mais le vent tempère les ardeurs et donne vie aux éléments
En chassant toujours celui enfin
Qui n'est pas d'ici.

Corsica, Sylesna, 2 août 2011

Tamariu

TamariuIl est un berceau pour les âmes vagabondes
Aux cent bras tordus qui tous pendent vers la mer
Que l'on n'emprunte sans péril ou sans effort
À force de cailloux difformes affrontés.
Il est un maquis pour les esprits de la fronde
Aux recoins sans yeux qui tous pointent vers la mer
Poussant à pic sur la pierre et tordant leurs corps
D'émeraude sur le bleu Méditerranée.
Il est une scène pour les ombres qui grondent
Sous les feux des cieux qui tous tombent vers la mer
Eclairant vaguement le manège du port
Où s'agitent parfois les hommes en plongée.
Il est une auberge où les lits de fortune abondent
Invitant au long repos imposé par la mer
Qui ronronne et se frotte encore et encore
Aux rivages abrupts par les pins pigmentés.
Il est un paradis où l'on finit sa ronde
D'éternité couvert du ressac de la mer
Qui rafraîchit les douleurs passées et endort
La mal Vaincu, par les tamaris en furie fouetté.

Tamariu, Sylesna, 25 octobre 2017

Ainsa

AinsaL'oiseau plane au-dessus de tes toits anciens
Et veille sur tes rues pavées
Il doit rentrer vers la pena son écrin
Sa noble tâche terminée.
Le Monte Perdido culmine au loin
Et te donne allure racée
De ses sœurs assisté il dresse son poing
Pour mieux ton siège protéger.
Tes pierres murmurent d'un temps si lointain
Quelque secret d'éternité
Que l'autochtone robuste entretient
Elles ne craignent gel ni été.
Le château millénaire sans toit étreint
Ton village si haut perché
Déjà sur son roc il offrait un chemin
À pied si ardu à forcer.
Les deux rivières en bas courent bon train
Sillonnent de leurs bras tressés
Abreuvent l'agneau et fraîchissent le thym
T'offrant un capricieux reflet.
Ce miroir tourmenté où danse ma main
Ce bourg hors du temps où je monte et perds pied
Ces pierres aux mots inaudibles que je peins
Ces monts pas si perdus par mes yeux grimpés
Je les revisite sans fin
Dans ton berceau aragonais.

Ainsa, Sylesna, le 10 août 2017

La sieste (corse)

La  sieste (corse)Allongée sur le flanc un peu rude du Monte Cinto
J'entends les clameurs jouées en rafales
Par les branches de l'immense pin
Qui me protègent de la fournaise céleste
Les voix dénuées de sens mais harmonieuses
Semblent appeler à quelque révolte anonyme
Et prendre le dessus sur le ruisseau
Pourtant si proche et l'oiseau peu bavard
J'ouvre les yeux pour mieux entendre
Les souffles sans mots ni syntaxe
Pour ne voir que ces bois s'agiter et hurler
Sous la direction invisible du grand musicien
J'ouvre les yeux pour mieux comprendre
À travers ces agitations symphoniques
Et devine la puissante armée orchestrée
Flanquée sur le géant de roc
Qui éveille le tumulte de mon âme.

La sieste (corse), Sylesna, le 4 août 2012

Le jardin d'Azilone

Le jardin d'AziloneSur sa terre asséchée aux couleurs roses et noires
Sont posées quatre chaises rongées par le temps
Qui laissent et mon corps et mon esprit s'échoir
Sous un parasol naturel aux fruits naissants
L'enclos inachevé fait de pierre et de bois
Abandonné au lierre et aux branchages lourds
Démarque sans fermer un reposoir sans toit
Indifférent aux mues imposées par les jours
Le vent y fait vivre le linge et les feuillages
Rafraîchit l'air estival parfois trop brûlant
Ramène des senteurs jalousées par l'encens
Les papillons s'approchent sans crainte si blancs
Les oiseaux passent jouent et chantent bruyamment
Et je laisse mes sens revivre sans tourment.

Le jardin d'Azilone, Sylesna, 2 août 2011

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